09. décembre 2025 | Personnes

Les carrières dans l’assurance en pleine mutation – 6 questions à Mathias Zingg

Nouvelles compétences, exigences réglementaires claires et opportunités passionnantes pour la prochaine génération: le secteur de l’assurance est en pleine mutation. Dans cette interview, Mathias Zingg, président de l’AFA et membre de la direction suisse d’Helvetia Baloise, évoque le rôle de l’AFA dans le cadre de l’application des normes minimales. Il explique également pourquoi la formation continue et l’apprentissage tout au long de la vie sont la clé d’une carrière réussie.

Qu’est-ce-qui pourrait bien pousser les jeunes, aujourd’hui, à vouloir embrasser une carrière dans l’assurance?

Le secteur de l’assurance offre à la fois stabilité et défis passionnants. Les jeunes peuvent y assumer des responsabilités, y bénéficier de nombreuses possibilités d’évolution et se consacrer à des problématiques d'importance pour la société et l’économie, de la prévoyance vieillesse au développement durable.

Quel est le rôle de la formation initiale et la formation continue en termes de réussite professionnelle sur le long terme?

La formation initiale permet d’acquérir les bases, la formation continue est la clé d’une carrière réussie. Le secteur affirme son dynamisme, et seules les personnes qui ne cessent d’élargir leurs compétences demeurent performantes. C’est précisément là qu’intervient l’AFA: nous validons les qualifications des professionnels de demain, créons des conditions de formation attractives et les accompagnons tout au long de leur parcours.

Avec le diplôme Young Insurance Professional (YIP), l’AFA ouvre une nouvelle voie. À ton avis, quel impact cela aura-t-il sur le secteur?

Le programme YIP rencontre un franc succès. Aux titulaires d’une maturité qui recherchent un cursus en lien avec la pratique comme alternative aux études universitaires, plutôt théoriques, il offre une voie d’accès directe au monde de l’assurance. Ce programme allie théorie et pratique et ouvre des perspectives de carrière prometteuses. Nous contribuons ainsi à attirer de jeunes talents tout en renforçant l’attractivité du secteur.

La formation continue est souvent considérée comme un accélérateur de carrière. De quels avantages disposent les professionnels ayant suivi une formation professionnelle supérieure?

La formation professionnelle supérieure, comme nos diplômes de spécialiste en assurance avec brevet fédéral ou d’économiste d’assurance ES, ouvre un grand nombre de portes. Ces professionnels démontrent ainsi sans équivoque qu’ils entendent assumer des tâches exigeantes et prendre des responsabilités; parallèlement, ils accroissent leur attractivité sur le marché du travail. Les employeurs, quant à eux, s’appuient ainsi sur des spécialistes hautement qualifiés qui font avancer l’entreprise, en particulier dans les fonctions commerciales clés où les connaissances techniques et la compréhension de la clientèle sont décisives.

En ta qualité de membre de la direction suisse d’Helvetia Baloise, que penses-tu de la formation initiale et de la formation continue, telles qu’elles sont pratiquées dans l’intermédiation en assurance? En la matière, quel est l’impact des nouvelles exigences réglementaires, auxquelles l’AFA a, par ailleurs, été largement associée?

L’introduction des normes minimales a marqué une étape importante. En étroite collaboration avec la FINMA, l’AFA a mis en œuvre les exigences en matière de formation et d’examens ainsi que celle liée à l’obligation de formation continue. En permettant l’émergence d'une qualification uniforme et transparente pour tous les intermédiaires, ce projet a contribué à renforcer le professionnalisme et la confiance dans le secteur.

Essaies de te projeter: à quoi ressemblera le monde de l’assurance pour la prochaine génération?

Nous assisterons à une accélération de la numérisation, également stimulée par l’intelligence artificielle (IA). Dans le même temps, le contact humain restera déterminant. Les jeunes talents qui combinent les deux, savoir-faire technique et sens du contact humain, pourront saisir davantage d’opportunités. Je suis convaincu qu’en 2030, le secteur de l’assurance sera toujours un employeur attractif et qu'il continuera de jouer un rôle majeur au service de la société.